La fenêtre a claqué brutalement sous l’effet d’une soudaine bourrasque, le temps changeait encore.

Les montagnes baignaient à présent dans une soupe de brume et paraissaient moins hautes.

Elle remonta sa bretelle et constata de la poussière sur sa robe. Ses jambes nues craquelaient légèrement du frottement des vêtements tout l’hiver. Dernière mue, peut-être.

Et quel hiver. Long et tiède, les pires, les pas francs. Quel impact, ensuite, sur sa planète déserte. Dessous grondait la même vie qu’à ses printemps de fête, qu’elle n’avait pourtant pas dû connaître tant elle tardait à les nommer. La vague revenait plus haute, plus furieuse et plus dangereuse d’avoir été contenue.

Encore une vague se dit-elle, et elle ralluma sa quinzième cigarette, elle qui ne fumait plus.

Oui, encore une belle grande vague, n’est-ce pas, se dit-elle à côté d’elle-même, en terminant son cinquième verre de whisky, elle qui ne buvait plus de whisky.

Qu’elle est haute, et furieuse et certainement dangereuse, pensait-elle tranquillement, en jouissant sous ses mains, elle qui ne jouissait plus.

Incroyable, hein, cette vague. Surprenante, encore ? Voyons… elle regardait vaguement le match, attentive à ces joueurs minuscules sous le soleil de plomb. Elle qui n’avait jamais regardé le football.

Quelle vague,  n’est-ce pas, cette vie ordinaire.

Et le balai qui maintenait la porte ouverte se brisa en deux alors que la pluie horizontale balayait la pièce chaude.

Pour poursuivre la route ensemble...
Philippe Vasset Une Vie en lair Paméla Ramos si tous moi non
Comment vas-tu ? Des nouvelles de Philippe Vasset

A propos d'Une vie en l'air de Philippe Vasset | Ce serait sans elle. C’en était plié de la fausse commisération. Pour se sauver soi-même il faut chanter son monde sans se retourner lorsqu’il brûle.

Paul Gadenne, L’Enfer de Sartre – La souffrance morne de l’athée révolté

À vrai dire une seule chose intervient ici pour démentir quelque peu cette impression : la violence avec laquelle ces êtres s’en prennent à leur destin. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, car à vrai dire la révolte ne se justifie que si l’on peut en appeler à quelqu’un. > Lire plus

Kubrick - However vast the darkness
However vast the darkness, we must supply our own light | Journal

Je tourne beaucoup autour de la lumière, qui, lorsqu'elle revient, renouvelle perpétuellement la santé mentale. Une grande chance que nous n'en manquions pas, dans nos plaines beauceronnes. Il est temps de sortir délicatement de la pénombre complaisante des mois frais.

Une rencontre comme on n’en fait plus – La Peau dure, de Sylvain Desclous

Les Gérard de nos coins, fragiles, sensibles, décarcassés, ces gardiens des campagnes molles, à peine belles, parfois même pas, s’organisent en opposant – c’est un point commun conscient ou non – une fin de non-recevoir à l’envahissement des fausses idoles, des imposteurs, des trous-du-cul, qui savent se compter tout seul.

Animée, texte de Paméla Ramos
Animée

Sentimentale ? Mais comment donc. Si j’osais seulement m’y abandonner, avec tout ce que je dois porter, entreprendre et envisager, mes seigneurs, je ne me retrouverais jamais. Je me tiens devant vous un genou à terre, les paumes offertes, le Globe de toutes vos fulgurances sur les épaules, un sourire de > Lire plus

mi, facilisis Curabitur efficitur. accumsan fringilla ipsum dolor. sem, velit, tempus neque.

Pin It on Pinterest

Share This