Combat vital

Textes fondateurs, disques vaillants entre mes vertèbres.

Witold Gombrowicz, « Je ne suis pas à la hauteur de ce genre d’abîmes » – Lettres à ses disciples argentins

« Tout ce qui te reste à faire c’est de m’admirer, et limite-toi à ça sinon je t’égorge comme un lion féroce. Je t’autorise en revanche l’usage de l’ironie comme dans tes dernières lettres, parce qu’elle se développe sur un ton d’admiration – TU IRONISES À MON PROPOS PARCE QUE TU M’ADMIRES. »

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Orwell, Michéa, populisme et décence ordinaire – Entretien avec Kévin Boucaud-Victoire

« Il est bien plus simple d’agir sur les mœurs de la société que sur son organisation. La focalisation sur des sujets sociétaux permet de passer pour révolutionnaire à moindre frais, puisqu’ils sont largement solubles dans le capitalisme. C’est autant vrai à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite ! »

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Ser terco. Insistir – Marion Messina, Faux Départ

Sobre, digne et cru, le style de Marion Messina, qui suit son héroïne simple et franche, ne cède jamais ni au sarcasme ni au pathos. Résolue à se battre, résignée à simplement survivre, Aurélie donne une voix à la jeunesse provinciale motivée mais perdante d’avance. La jeune prodige égratigne avec brio mais sans désespoir complaisant la fameuse égalité des chances, et règle quelques comptes avec son époque, non sans élégance ni fermeté.

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Résistance à la nuit – Alain Giorgetti et son roman refuge

Tu sais, donc. Tu as traversé, toi aussi. Les galets dans le dos, et le froid, il ne te faut pas bien longtemps pour les prendre pour toi. Echoué et sans secours, tu es déjà mort dans l’indifférence générale. Et puisque tu as eu cette chance infinie de rester un peu... lire plus

Briser la ligne | Les mots du Mal, David B. Deckard

Les mots qu’on m’adresse semblent tous trempés dans du poison de dendrobate, et même s’ils ne visaient aucun organe vital, me frôlant, ils me contaminent et me promettent une agonie fastidieuse. Et pourtant, malgré tout, je ne meurs pas. Pas encore. Alors m’approcher du gouffre de David, je n’en avais pas grand peur, non. La même que toutes les autres.

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Lettre à une jeune guerrière | La Résistance d’Ernesto Sabato

Il faut aimer son coin, Clarissa, même si tu le subis. Garder, comme préconise un personnage de Proust, un « grand morceau de ciel » constamment au-dessus de toi, que ton cœur dévasté y reflète l’état réel du monde, la présence constante du mal, la difficulté de faire le bien comme de le ressentir.

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