À Stéphane M.

« Les cerfs sont nommés d’après leurs cornes. Ennemis des serpents, quand ils se sentent incommodés par la maladie, ils les font sortir de leurs trous en soufflant par leurs naseaux et, sans souffrir de leur venin mortel, ils se guérissent  en les dévorant.  C’est eux qui ont fait connaître le dictame: ils le broutent pour expulser les flèches qu’ils ont reçues. Ils aiment le son aigu des flûtes. Les oreilles dressées, ils ont l’ouïe fine; baissées, elle est nulle. S’ils ont à traverser à la nage des fleuves immenses ou des mers, ils posent leur tête sur la croupe de celui qui précède  et, l’un suivant l’autre, ils ne ressentent aucune fatigue de ce poids. »*

Libye, Qasr el-Lebya, église, mosaïque de pavement, nef, cerf dévorant un serpent, 539-540 ap. J.-C., Antiquarium de Qasr el-Lebya.
Auteur : Galen Frysinger

Isidore de Séville, Étymologies, Livre XII, Des animaux, 18. (Traduction de Jacques André)

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Voir aussi : Xenia Muratova, Les animaux à cornes dans les manuscrits des bestiaires : tradition antique et interprétations médiévales in Cornes et plumes dans la littérature médiévale en consultation libre ici. L’illustration d’ouverture en est issue.

Pour poursuivre la route ensemble...
Sept auteurs capitaux contre le royaume des imbéciles, 2.

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