Le chat pêcheur, également nommé chat viverrin, ou pour les Chinois « petite panthère longibande » en raison des motifs qui ornent son incroyable pelage, peut plonger et suivre sa proie sous l’eau durant plusieurs mètres, même si son mode opératoire est plus souvent de s’assoir sur un rocher et de frapper l’eau avec les palmures de sa patte.

Assez gros, de 75 à 85 cm et de 8 à 14 kilos, on l’a vu à Singapour tenter d’enlever un enfant de 4 mois, ou, en captivité, tuer un jeune léopard égaré dans son enclos.

En raison de la destruction rapide de son habitat (marais, mangroves, principalement en Asie du Sud-Est et en Inde), la survie de cette espèce à l’état sauvage est compromise dans un avenir proche.

Ce gros chat qui ne craint pas l’eau est l’un des représentants du mystère animal qui me passionne le plus: pourquoi la plupart des moyens et grands félins ont-ils des taches blanches derrière les oreilles ?

Rêver aux réponses (qui demeurent à l’état d’hypothèse, rien n’ayant pu être clairement démontré) en le regardant pêcher renouvelle inlassablement une poésie douloureuse, celle d’un univers qui s’enfuit avant même qu’on ait pu embrasser ni l’étendue de sa beauté, ni l’ombre de son explication.

chat viverin 2 

Sources: Les grands félins, Parragon, 2011 et Les Félins, Espèces, mode de vie, comportement, Komet, 2010. De visu: Le parc des félins, Seine-et-Marne.

Pour poursuivre la route ensemble...
Mon Amérique, de Jim Fergus

La terre est la seule chose qui perdure. John Neihardt, Élan-Noir parle. Jim Fergus, écrivain et « journaliste cynégétique », a regroupé dans Mon Amérique (écrit en 1999, traduit par Nicolas de Toldi aux éditions du Cherche Midi en 2013) les chroniques savoureuses de six années de pérégrinations aux quatre coins des > Lire plus

Des bisons pour le coeur brisé

God may forgive me, but that's not enough 'Cause I gotta live with myself, 'till I'm dust Just walk on by, if we pass on the street Sometimes in battle, it's best to retreat Dan Auerbach, Heartbroken In Disrepair « Ce que je veux dire, c’est ceci : voyagez, étudiez ou prenez un > Lire plus

L’absence du lion pour l’éléphant, Hans Blumenberg

Un petit ouvrage posthume et serré, composé de 32 notes par l'un des penseurs majeurs du XXe siècle allemand. Si ces réflexions autour de la figure du roi des animaux dans la culture humaine sont souvent déroutantes par l'originalité et la rareté des angles abordés, c'est surtout parce que le > Lire plus

Faux départ – Les Cosaques, de Léon Tolstoï

"Comprenez une chose, ou croyez-moi : il faut voir et saisir ce qu’est la vérité et ce qu’est la beauté ; alors tout ce que vous dites, tout ce que vous pensez, tous les souhaits de bonheur que vous faites pour vous et pour moi, tomberont en poussière. Le bonheur, > Lire plus

Peter Matthiessen, des tigres dans la ville

« Dans le sud de la Sibérie, en plein cœur de l’hiver, il fait nuit jusqu’à huit heures du matin. De la fenêtre de la petite chambre gelée que j’occupais à l’hôtel Vladivostok, j’avais une belle vue sur l’immensité blanche de la baie de l’Amour : quand le jour se leva, les > Lire plus

Un été volé | Journal australien

Un feu, parmi les bêtes brutes. J'ai laissé mon cheval pur, simple et droit, comme j'avais décidé de le décrire, après avoir pris à sa bouche autant de baisers que j'ai pu. Il a tourné le dos, les épaules légèrement rentrées, accusant une fatigue tendre. Ses yeux doux et chauds > Lire plus